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Adresse :
place Sainte-Catherine 29
1000 Bruxelles (Pentagone)
Cette tour fait partie de la première enceinte, construite au XIIIe siècle. Grâce aux efforts de Charles
Buls elle fut conservée et restaurée en 1888-1889. Au XVIe siècle la Tour Noire devint propriété privée,
lorsqu'on vendit, après le creusement du bassin de Sainte-Catherine, les terrains situés le long de ce bassin,
entre la rue de Laeken et la rue Sainte-Catherine. On en modifia l'extérieur, et la maison fut appelée den Toren.
Lors de la transformation du quartier de la Vierge Noire, on la découvrit, en octobre 1887, enclavée dans des
constructions plus modernes. On voulut tout d'abord la faire disparaître, mais Charles Buls, ami du Vieux Bruxelles,
la défendit énergiquement au sein du Conseil communal et la sauva de la destruction.
La Tour Noire est un exemple typique de tour d'enceinte murale du XIIIe siècle. Elle est entourée d'un fragment
de fossé, jadis beaucoup plus large, qui en défendait l'approche. Elle est sphérique, et l'épaisseur du mur est
percée, çà et là, d'une meurtrière par où l'assiégé pouvait lancer des traits sur l'assiégeant. La partie supérieure
fait légèrement saillie. Elle a été modifiée et ne correspond plus au type primitif. Originairement, la tour
n'avait qu'une plateforme à ciel ouvert, entourée d'un parapet à créneaux. Aujourd'hui, on y voit une sorte d'étage
supérieur, percé de trois fenêtres et d'un toit conique. Vers la ville, ce toit est adossé à un pignon à gradins.
A droite, on a conservé un fragment du rempart qui venait se joindre à la tour. Nous y trouvons quelques créneaux,
derrière lesquels passait le chemin de ronde. On sait que par les créneaux les assiégés pouvaient lancer des projectiles
et des matières pondéreuses sur l'assailant qui se trouvait au pied du rempart, de même aussi par les ouvertures que
nous remarquons dans la partie supérieure de la tour.
Extrait du Guide Illustré de Bruxelles Tome 1 par G. Des Marez, 1918
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