La Maison des Chats (Hier ist in den Kater en de Kat) - Bruxelles Pentagone


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  La Maison des Chats
boulevard Adolphe Max 1-3
1000 Bruxelles (Pentagone)

Architecte :  Henri Beyaert
Année :  1872-1875

 

Henri Beyaert reçut le premier prix de 20.000 francs belges du concours de façades pour les boulevards centraux pour cet immeuble "Hier is't in den Kater en de Kat", connu aujourd'hui comme La Maison des Chats.

 
Une maison assez étroite, haute, très sombre, surchargée - nous oserions dire inaperçue et extrêment belle. C'est un chef-d'oeuvre d'Henri Beyaert (1874). Le maître ressuscita ici le style renaissance flamande. Improvisation heureuse, formule bien inspirée qui devait être le point de départ d'innombrables productions exhumant et imitant, elles aussi, cette riche et glorieuse époque. Un grand balcon du premier étage, très soigné, est un morceau de bravoure. Si l'on parcourt la façade du regard, on rencontre, de bas en haut, des consoles très robustes, la masse du balcon, des cariatides, puis des pilastres, puis des chapiteaux, enfin le travail beaucoup plus léger d'un balcon supérieur - dentelle que le regard ne peut pas déchiffrer aisément d'ailleurs.

Compréhension sage et très étudiée des ornementations qui conviennent aux divers étages. Allègrement très harmonieusement gradué du bas vers le haut. On pourrait peut-être se plaindre d'une richesse qui renchérit sur ces modèles du 16ème et du 17ème siècle. C'est un peu cet excès de soin et de splendeur qui apparaît presque toujours - note indiscrète - dans les réjuvénations de vieilles formules. C'est un peu parer le pétale de rose d'une dorure. N'oublions pas que nous sommes à cette époque second Empire où était à l'ordre du jour la richesse architecturale débordante - tout ce qui rend magnificent ou joli - (chefs d'oeuvres de Ballu, Opéra de Paris de Garnier, etc).

Cette façade est - en partie en raison de sa malpropreté - totalement ignorée du passant. Sort misérable et délaissé - certes extraordinaire - d'un chef d'oeuvre. Isolement définitif au sein du tohu-bohu des villes. Isolement qui égale - par une bizarrerie qu'on peut sans doute qualifier de stupéfiante - celui que créeraient de désertiques solitudes.

Guide Pierre Anspach Bruxelles, vers 1950.

La Maison des Chats - Bruxelles Pentagone
La maison peu après sa construction et avant l'édification du passage du Nord, juste à côté.

La Maison des Chats - Bruxelles Pentagone
Le petit Mercure et l'enseigne.
© Marie-Hélène Cingal - 09/2009

La Maison des Chats - Bruxelles Pentagone
Les cariatides exécutées par Georges Houtstont
© Marie-Hélène Cingal - 09/2009

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