Origine/histoire de la rue
La rue d'Anderlecht, qui serpente sur 650 mètres entre la place Fontainas et la porte d'Anderlecht, s'appelait
jadis chaussée d'Anderlecht. Et, aujourd'hui encore, le nom flamand qu'indique sa plaque officielle est
"Anderlechtse Steenweg". " Pourquoi steenweg et non pas simplement straat? C'est que cette rue au tracé
irrégulier fut jadis une chaussée importante. Au XI lème siècle déjà, quand la ville n'avait pas encore
sa seconde enceinte, le seul chemin qui reliait Bruxelles à Anderlecht (et au Hainaut) suivait le tracé
de l'actuelle rue d'Anderlecht. Et lorsqu'au XlVème siècle fut édifiée la grande muraille fortifiée (sur
le périmètre des boulevards extérieurs), c'est par le même chemin qu'on se rendait à la nouvelle Porte
d'Anderlecht (la porte primitive étant située au bout du Marché au Charbon, à peu près à la place Fontainas
actuelle et elle se nommait Porte d'Overmolen ou du "moulin d'au delà" parce qu'un moulin à eau actionné
par une branche de la Senne se trouvait à l'extérieur de la porte). Le chemin d'Anderlecht fut empierré
dès la fin du XlVème siècle et, dès lors, il eut droit au nom de "steenweg" comme les quelques autres
artères déjà pavées à l'époque, notamment les rues de Flandre, Sainte Catherine, Marché aux Herbes, de
la Montagne, Treurenberg, de Louvain, qui formaient un tronçon de la route marchande Gand Cologne. Mais,
bien qu'elle fût empierrée et animée d'un charroi assez important, la rue d'Anderlecht resta, jusqu'au
XVIème siècle, bordée de prairies, de champs et de rares maisonnettes rustiques. Un pont lui permettait
de traverser une branche de la Senne qui passait à l'endroit où la rue d'Anderlecht forme un angle droit
(où aboutit l'actuelle rue Van Artevelde, tracée au XIXème siècle seulement).
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Choses à voir, à faire
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