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L'Athenée royal d'Uccle 1 - 1180 Uccle



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Athenée royal d'Uccle 1 - 87 avenue Houzeau - 1180 Uccle

 

 

 


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Le projet de construire une école à Uccle remonte à 1824.

A l'époque, Uccle, commune de près de 4.000 habitants, n'en disposait pas. Une maison communale avec locaux scolaires fut alors construite en 1828-29. En 1832, 70 élèves payants et 50 indigents environ fréquentaient la classe. Plus tard, en 1862, la commune adopta une école libre créée en 1841 à Saint-Job. Plus tard encore, en 1878, elle décida la création de trois écoles dans les hameaux du Chat, Langeveld et Calevoet. De ces trois projets, un seul fut réalisé immédiatement, celui du Langeveld, et l'école y fonctionnera dès 1881 sous le nom d'Ecole du Longchamps avec 200 élèves. Calevoet sera construite en 1893 seulement.

En 1890, Uccle adopte une seconde école libre, celle des Soeurs de Saint-Vincent de Paul installée à la place communale depuis 1882. Paul Errera, bourgmestre de 1912 à 1921, s'attache alors à fonder un important établissement scolaire du quatrième degré pour filles et garçons. Ce sera chose faite en 1914. Destinée à compléter le réseau primaire que nous venons de décrire, elle permettait aux enfants de continuer des études moyennes inférieures sans quitter la commune. Ce quatrième degré contribua sans doute à diminuer la main-d'oeuvre non qualifiée dans cette commune.

On fit appel à l'architecte Henri Jacobs pour dresser les plans de la nouvelle école, près de l'Observatoire. Celui-ci, édifié de 1883 à 1886 était le centre d'un nouveau quartier. La création de l'avenue Houzeau, qui y mène, fut, elle, approuvée en 1887. Il y avait encore, dans l'immédiate avant-guerre, de vastes espaces libres convenant à la construction d'une école.

Les plans de Jacobs, aujourd'hui conservés à l'école, sont signés du 28 septembre 1916 mais la guerre en reporta l'approbation par le Conseil communale à juin 1920.

Néanmoins, les travaux avaient déjà commencé auparavant, puis avaient été interrompus par les événements et avaient repris en 1919.

C'est le 10 avril 1921 que le bâtiment est enfin inauguré. On en doit l'exécution aux entreprises A. Capel.

Durant ces longues années de guerre, les filles avaient reçu l'instruction professionnelle à la vieille école du parvis Saint-Pierre et au square Georges Marlow tandis que les garçons se rendaient rue du Doyenné.

Le nouvel établissement comprenait six classes de cours généraux pour les filles, et six pour les garçons. S'y ajoutaient les locaux spécialisés: bois, fer, modelage, dessin, dactylo, etc. pour les garçons; couture, laverie, dessin ornemental, dactylo, etc. pour les filles. En outre, une salle de conférences, un musée scolaire et des locaux administratifs servaient aux deux sections. Malgré les modifications intervenues depuis, nous retrouvons les caractéristiques du style de Henri Jacobs dans les façades donnant sur les cours notamment avec les jeux de briques, les grandes fenêtres, etc... dans les dispositions intérieures (escaliers, classes...). Par contre, la façade à front de rue, qui se veut intégrée à l'urbanisme de ce quartier résidentiel, est moins typique de la fonction scolaire.

En 1930, la commune d'Uccle décide la création d'un athenée communal. On l'installe provisoirement dans l'ancien château Coghen, dans le parc de Wolvendael. Dès septembre 1933, celui-ci devient mixte. Dans la suite, en 1947, la commune permutera les deux écoles: l'Athenée occupera les locaux de l'avenue Houzeau, et le quatrième degré, ceux du parc. Enfin, le 1er janvier 1948, l'Etat reprend l'établissement.

Une section primaire a été ouverte en 1954 et un internat a été annexé en 1961.

Depuis, l'Athénée royal d'Uccle 1, parfois à l'étroit dans ses locaux cinquantenaires, a conservé sa belle architecture, quoique modernisée. Notons qu'une salle de dessin a été maintenue dans son état et dans son mobilier d'origine avec sa disposition en gradins.

Les cours relèvent de l'enseignement secondaire général.

Extrait de Bruxelles Architecture Scolaire, Fondation Roi Baudouin, 1987.