La statue La Maturité - Bruxelles Pentagone


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  La Maturité
rue Montagne du Parc
1000 Bruxelles (Pentagone)

Sculpteur :   Victor Rousseau
Inauguration :   20 décembre 1922

 


Historique de la statue en marbre blanc. Le répertoire des chiffres et des dates. La commande de l'oeuvre par la Ville à Victor Rousseau se fit en 1913. Les contrats sont signés en avril-mai 1914. Prix convenu, 150.000 francs. La Ville obtenait que cette charge lui fût allégée. La province devait lui verser 15.000 francs - le Ministère des Beaux-Arts 37.500. En 1919, révision du prix global qui est porté à 190.000 francs. Le Gouvernement Provincial et l'Etat consentent - chacun de son côté - à des majorations proportionnelles. En 1922 se fait l'achèvement et la mise en place du monument.

Dévoilement, le 20 décembre 1922. En 1925, mise en état du rideau de buisson auquel Rousseau attachait une grande importance. La dépense avait donc été répartie entre la Ville, la Province et l'Etat, à raison, comme nous l'indiquions, de 123.500 - 19.000 - et 47.500 francs. Un maniaque de la précision - un malade de la comptabilité - pourrait étudier si cette distribution des charges représente en équité les bienfaits et les avantages dévolus par cette oeuvre décorative et riante, respectivement à ces trois administrations mises en cause. Chassons cette idée fantaisiste - ce cauchemar comptable - pour louer seulement a collaboration des pouvoirs publics à l'édification d'un des gracieux monuments de Bruxelles.

Le monument dans sa matérialité. L'exèdre est en pierre marbrière d'Euville. Socle et figures sont en marbre blanc. La jeune fille à la fleur - à genoux, la tête sur l'épaule droite, dans une pose gracieuse et maniérée - est la reproduction d'une oeuvre ancienne. Le rideau de buisson qui s'étend immédiatement derrière l'oeuvre, et que Rousseau estimait essentiel, a été l'objet, de 1923 à 1925, de mises au point et de remaniements.

Le monument par Victor Rousseau. Les impressions du passant. Note de critique. Le monument est une allégorie assez difficilement pénétrable. Aussi le public a boudé cette oeuvre. On la désigne par les expressions familières les plus imprécises - et parfois plaisantes. Aucune pensée dominatrice. Aucun titre qui ait fait balle et qui ait marqué sa place dans le vie de la cité. Titre choisi par l'auteur : la Maturité.

L'oeuvre figure un vieillard assis, un peu nonchalant, entouré de figures juvéniles, surtout des femmes. Dans ces figures on peut voir, semble-t-il, cette jeunesse abondante, gracieuse, qui est la préparation de la maturité - ou encore la fortune, la prospérité, la richesse la plus plaisante, qui en sont la récompense. On peut encore découvrir d'autres interprétations à l'oeuvre, même en s'en rapportant strictement au titre prédésigné. Ce n'est donc pas là une pensée très péremptoire - une affabulation très claire, très valable. Le passant laissé à trop de libertés diverses détourne sa confiance de l'artiste créateur... et abandonne la belle énigme tout à fait. Le vieillard central a paru mou, conventionnel, sans intérêt. On a plaisanté sa pose instable.

Le beau monument encore. L'esprit de l'oeuvre. Quelques confidences du statuaire. C'est un monument typique de Rousseau, un de ceux auxquels il a le plus travaillé. La "jeune fille à la fleur" - déjà citée - est reprise - oeuvre ancienne incorporée dans le groupe. (Celui-ci est, sous cette réserve, la propriété exclusive de la Ville, y compris les droits de reproduction). Rousseau dépensa un labeur énorme pour grouper les personnages. Mise en place malaisée, artificielle - algèbre fabriquée et peut-être pénible - pour lesquelles il fut d'ailleurs un peu critiqué.

Rousseau avait rêvé cette oeuvre pour un parc. Le rideau de buisson est donc un minimum absolu. Concession dérisoise à la conception créatrice. L'artiste qui, au cours de discussions traînées en longueur, se montra tenace, était encore chicané à propos de cette verdure. On la lui lésinait. A l'expiration de ces longs travaux, Rousseau se plaignait, sans amertume d'ailleurs, d'avoir reçu une rétribution qui constituait, tous frais payésn un salaire d'artisan.

Extrait d'un Guide Anspach Bruxelles, vers 1950.

La Maturité | Bruxelles Pentagone
© eBru - 09/2007

La Maturité | Bruxelles Pentagone
© eBru - 09/2007

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